Un ennemi

 du peuple

J’estime que celui-là a raison qui est le plus près d’être en intelligence avec l’avenir.

 

Henrik Ibsen : lettre à Georg Brandes, 3 janvier 1882

(trad. Martine Rémusat)

Henrik Ibsen / Jean-François Sivadier

THÉÂTRE / ADULTE

Dimanche

26 Mai 2018

15h

Durée 2h30

Tout commence très bien: Peter Stockmann, le préfet, administre l’établissement de bains qui fait la richesse de la ville; son frère Tomas, le médecin, est l’un de ses principaux employés et le garant de la qualité des soins offerts aux curistes.

 

En apparence, ils s’accordent donc sur l’essentiel.

 

Pourtant tout les oppose, et il suffit d’une étincelle pour qu’explose leur rivalité, lorsque Tomas découvre que les eaux de l’établissement sont contaminées…

 

Tandis que l’affrontement fratricide s’étend aux dimensions de la cité, Ibsen complique l’intrigue en suivant “une crête risquée entre tragédie et comédie” bien faite pour inspirer la théâtralité ludique de Sivadier, toujours en quête d’un rapport “au présent” entre interprètes et public. Croira-t-on le lanceur d’alerte, qui pousse le souci de vérité jusqu’à risquer la mort sociale?

Comment arbitrer entre les exigences de la justice et les impératifs de l’économie?

 

Pour Sivadier (qui aborde ici Ibsen pour la première fois, dans une traduction nouvelle d’Eloi Recoing), les deux frères ennemis ne sont peut-être que la double figure d’une entité unique: “l’ambiguïté humaine” du problème soulevé par Ibsen ne se résorbe jamais en une harmonie “humaniste”. Et il se pourrait que rien ne fonde mieux les communautés qu’un mensonge partagé, aux dépens d’un bouc émissaire...

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